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> <channel><title>blog.cozic.fr &#187; management</title> <atom:link href="http://blog.cozic.fr/tag/management/feed" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://blog.cozic.fr</link> <description>Un site utilisant WordPress</description> <lastBuildDate>Mon, 02 Jan 2012 07:00:03 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator> <item><title>Comment Google parvient à obtenir le meilleur de ses ingénieurs grâce au peer reviews ?</title><link>http://blog.cozic.fr/129-comment-google-parvient-a-obtenir-le-meilleur-de-ses-ingenieurs-grace-au-peer-reviews</link> <comments>http://blog.cozic.fr/129-comment-google-parvient-a-obtenir-le-meilleur-de-ses-ingenieurs-grace-au-peer-reviews#comments</comments> <pubDate>Mon, 29 Jan 2007 16:05:16 +0000</pubDate> <dc:creator>Frédéric Cozic</dc:creator> <category><![CDATA[Web]]></category> <category><![CDATA[Google]]></category> <category><![CDATA[management]]></category> <category><![CDATA[moteur de recherche]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://vds1042.sivit.org/aysoon.com/ftp/blog/?p=119</guid> <description><![CDATA[Cet article est un extrait du livre &#171;&#160;Une Révolution du Management : le modèle Google&#160;&#187; écrit par M. Bernard Girard &#171;&#160;Je continue mon tour d&#8217;horizon des strat&#233;gies de management que Google a su mettre en place. Apr&#232;s avoir parl&#233; de quelles mani&#232;res 3 personnes dirigent cet empire, je voudrais aujourd&#8217;hui vous pr&#233;senter comment les deux [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><em>Cet article est un extrait du livre &laquo;&nbsp;Une Révolution du Management : le modèle Google&nbsp;&raquo; écrit par M. Bernard Girard</em></p><p
class="MsoNormal"><img
hspace="5" align="left" src="http://cozic.fr/wp-content/uploads/2006/logo_google.gif" alt="" />&laquo;&nbsp;Je continue mon tour d&rsquo;horizon des strat&eacute;gies de management que Google a su mettre en place. Apr&egrave;s avoir parl&eacute; <a
href="../../../../index.php/2007/01/18/119-de-quelles-manieres-3-personnes-dirigent-lempire-google">de quelles mani&egrave;res 3 personnes dirigent cet empire</a>, je voudrais aujourd&rsquo;hui vous pr&eacute;senter comment les deux fondateurs de Google ont mis en place un syst&egrave;me de <em
style="">peer reviews.</em><br
/> Ce syst&egrave;me est moins connu que la c&eacute;l&egrave;bre libert&eacute; des 20% qui permet &agrave; chaque employ&eacute; (non administratif) de conserver 20% de son temps de travail soit un jour par semaine pour d&eacute;velopper son propre projet (j&rsquo;en reparlerai lors d&rsquo;un prochain billet). N&eacute;namois, ce syst&egrave;me de peer reviews a su s&rsquo;imposer comme un concept gagnant pour la firme de Moutain View. Mais alors de quoi s&rsquo;agit-il&nbsp;?</p><p
class="MsoNormal"><strong
style="">Le <span
style="font-style: italic;">peer reviews</span> chez Google, kesako&nbsp;?<br
/> </strong>Lorsqu&rsquo;une &eacute;quipe de Google a commenc&eacute; &agrave; d&eacute;velopper un projet, elle le pr&eacute;sente pour validation &agrave; <br
/> des coll&egrave;gues d&rsquo;autres d&eacute;partementsa lors que d&rsquo;habitude, dans des entreprises traditionnelles, cette t&acirc;che est d&eacute;volue &agrave; la hi&eacute;rarchie, au service marketing ou &agrave; un comit&eacute; ex&eacute;cutif. <img
width="142" hspace="5" height="178" align="right" src="http://blog.cozic.fr/wp-content/uploads/2007/01/marissa.jpg" alt="" />Ce groupe de coll&egrave;gues, qui se r&eacute;unit tr&egrave;s r&eacute;guli&egrave;rement, prend la d&eacute;cision de s&eacute;lectionner les nouveaux projets, d&rsquo;interrompre les projets en cours ou de les poursuivre. Ces r&eacute;unions sont rapides, intensives. Il parait que le vendredi apr&egrave;s-midi en g&eacute;n&eacute;rale, Marissa Mayer et une cinquantaine d&rsquo;ing&eacute;nieurs se rencontrent. Pour ceux qui ne la connaitraient pas,<span
style="">&nbsp; </span><a
href="http://www.google.fr/intl/fr/corporate/execs.html#marissa">Marissa Mayer</a> (Premi&egrave;re femme ing&eacute;nieur chez Google) <em
style="">dirige la strat&eacute;gie de gestion des produits de recherche de Google : recherche sur le Web, recherche d&#8217;images, groupes, actualit&eacute;s, Froogle, barre d&#8217;outils Google, Google Desktop, Google Labs, etc</em>.<span
style="">&nbsp; </span>Lors de ces r&eacute;unions, elle parle vite, prend des notes &agrave; toute vitesse tandis que les ing&eacute;nieurs se pr&eacute;cipitent pour expliquer et d&eacute;fendre les id&eacute;es nouvelles qu&rsquo;ils ont post&eacute;es sur un site Intranet. Au bout d&rsquo;une heure de r&eacute;union, six, sept <span
style="">&nbsp;</span>et parfois huit nouvelles id&eacute;es sont s&eacute;lectionn&eacute;es pour &ecirc;tre poursuivies. Certaines deviendront de nouvelles fonctionnalit&eacute;s sur GCoogle, d&rsquo;autres du code, de nouveaux algorithmes.</p><p> <strong
style="">D&rsquo;o&ugrave; vient ce concept&nbsp;?</strong><br
/> Cette m&eacute;thode s&rsquo;inspire librement du mod&egrave;le acad&eacute;mique. Avant de prendre une d&eacute;cision de publication, les revues scientifiques adressent les articles qui leur sont propos&eacute;s &agrave; des experts reconnus du domaine auxquelles elles demandent un jugement qui est en g&eacute;n&eacute;ral sans complaisance. Lorsque le comit&eacute; de r&eacute;daction se r&eacute;unit, ces experts confrontent leurs opinions et prennent une d&eacute;cision. Ici, on s&rsquo;adresse &agrave; des pairs, des ing&eacute;nieurs de haut niveau que l&rsquo;on respecte pour leurs r&eacute;alisations, leur connaissance du domaine. Leur opinion compte, et parce qu&rsquo;elle compte, chacun fait des efforts pour m&eacute;riter leur approbation.</p><p
class="MsoNormal"><strong
style="">Comment Google l&rsquo;applique-t-il&nbsp;?<br
/> </strong>Appliqu&eacute;e au monde de l&rsquo;entreprise, cette m&eacute;thode oriente les &eacute;changes sur le contenu: on parle de code, de programmation et de cela seulement. EI les meilleurs, les plus brillants dans ces &eacute;changes ne sont pas les plus &eacute;lev&eacute; dans la hi&eacute;rarchie, mais les plus savants, les plus comp&eacute;tents, ceux qui maitrisent le mieux le langage informatique, ceux qui savent le mieux lire une page de code, qui savent le mieux discerner ses faiblesses.</p><p
class="MsoNormal"><strong
style="">Plus qu&rsquo;un mod&egrave;le, une nouvelle hi&eacute;rarchie</strong><br
/> Ces peer reviews aident &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;une hi&eacute;rarchie parall&egrave;le bas&eacute;e sur Ia performance technique et la r&eacute;putation dont Eric Schmidt soulignait l&rsquo;importance alors qu&rsquo;il &eacute;tait encore &agrave; la t&ecirc;te de Novell : &laquo;<em
style="">Si vous ne voulez pas perdre vos geeks</em>, disait-il dans une interview au magazine Fast Company en 1999, il <em
style="">faut trouver un moyen de leur offrir des promotions sans en faire des managers. La plupart d&rsquo;entre eux feraient de mauvais cadres dirigeants, beaucoup seraient en fait des catastrophes. Mais il faut leur offrir des perspectives de carri&egrave;re et des augmentations. <span
style="">&nbsp;</span>Cr&eacute;er une &eacute;chelle technique est une premi&egrave;re &eacute;tape. Mais il est tr&egrave;s important d&rsquo;avoir d&rsquo;autres sortes d&rsquo;incitations, comme des prix, des actions et des r&eacute;compenses non financi&egrave;res. Chez Novell, nous avons cr&eacute;&eacute; le titre d&rsquo;ing&eacute;nieur &eacute;m&eacute;rite. Pour devenir un ing&eacute;nieur &eacute;m&eacute;rite, il faut &ecirc;tre &eacute;lu par pairs</em> &raquo;</p><p
class="MsoNormal">Cette logique de l&rsquo;honneur<span
style="">&nbsp; </span>apporte une solution &eacute;l&eacute;gante au probl&egrave;me que rencontrent toutes les entreprises qui emploient beaucoup de main d&rsquo;&oelig;uvre tr&egrave;s qualifi&eacute;e. Comment offrir des perspectives &agrave; des ing&eacute;nieurs de haut niveau sans multiplier les positions de management qui les &eacute;loignent de ce qu&rsquo;ils savent le mieux faire et qui multiplient les dirigeants en r&eacute;duisant les &eacute;quipes techniques ?</p><p> <strong
style="">Plus que motivant, ce concept est aussi gage de qualit&eacute;<br
/> </strong>Ce contr&ocirc;le par les pairs est, &eacute;galement, un formidable vecteur de qualit&eacute;. Il favorise <span
style="">&nbsp;</span>le d&eacute;veloppement de la normalisation et des m&eacute;thodes de qualit&eacute;. Les &eacute;changes r&eacute;p&eacute;t&eacute;s, les discussions approfondies entre coll&egrave;gues sur des programmes favorisent naturellement l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un langage commun. Toute tentative de d&eacute;velopper en dehors des standards maison est imm&eacute;diatement bloqu&eacute;e : on ne s&rsquo;y risque pas, sachant que l&rsquo;on ne passera pas l&rsquo;&eacute;preuve, car les pairs refuseront un programme qui ne respecte pas la langue que tous parlent. Or, l&rsquo;un des risques majeurs que courent les entreprises de logiciels qui innovent beaucoup est, justement, le d&eacute;veloppement de tours de Babel, de produits (qui ne communiquent pas entre eux avec tout ce que cela suppose de co&ucirc;ts suppl&eacute;mentaires).<span
style="">&nbsp; </span>Propri&eacute;taires de leur programme, jaloux de leur connaissance, les auteurs deviennent vile indispensables : eux seuls peuvent le faire &eacute;voluer et l&rsquo;entretenir en cas d&eacute;faillance. D&rsquo;o&ugrave; des difficult&eacute;s lorsque l&rsquo;on veut modifier des &eacute;quipes, lorsque l&rsquo;on veut se s&eacute;parer d&rsquo;un collaborateur ou, plus simplement, lorsque l&rsquo;on veut n&eacute;gocier des<br
/> augmentations de salaires.</p><p
class="MsoNormal"><strong
style="">Ce syst&egrave;me implique une communication sans faille</strong><br
/> Les peer reviews incitent &eacute;galement &agrave; d&eacute;velopper de la documentation technique. Qui n&rsquo;est pas informaticien ne mesure pas l&rsquo;importance de ce travail&nbsp;: il consiste &agrave; d&eacute;crire ce que l&rsquo;on a voulu faire, &agrave; accompagner le code de commentaires. Traditionnellement, les programmeurs boudent cette activit&eacute; qui prend beaucoup de temps (moi le premier ^_^). Ils en renvoient l&rsquo;&eacute;criture &agrave; plus tard, ce qui signifie souvent &agrave; jamais. L&rsquo;obligation que l&rsquo;on a, dans une peer review, de montrer l&rsquo;algorithme ou les programmes que l&rsquo;on a &eacute;crits &agrave; des coll&egrave;gues impose de pr&eacute;parer cette documentation en m&ecirc;me temps qu&rsquo;on &eacute;crit le code. Ce qui est vrai de la documentation l&rsquo;est des tests et de tout le processus de contr&ocirc;le qualit&eacute;: il n&rsquo;est plus confi&eacute; &agrave; des sp&eacute;cialistes, dans le cadre d&rsquo;une division traditionnelle du travail, mais pris en charge par la communaut&eacute; de travail elle-m&ecirc;me.</p><p
class="MsoNormal"><strong
style="">Une organisation des projets corrig&eacute;s<br
/> </strong><span
style=""></span>L&rsquo;utilisation des peer reviews pr&eacute;sente un autre int&eacute;r&ecirc;t: elle modifie la structure et l&rsquo;organisation de mani&egrave;re subtile: elle force &agrave; simplifier, &agrave; d&eacute;couper le projet en segments de petite taille. Jamais des pairs n&rsquo;accepteront d&rsquo;examiner un programme trop long, qui leur prendrait trop de temps et leur demanderait un investissement trop lourd. On observe, dans le monde de l&rsquo;&eacute;dition scientifique, que cette technique est bien plus utilis&eacute;e pour les articles que pour les livres. Cela pour un motif tout simple : l&rsquo;investissement en travail de la part des r&eacute;viseurs est plus faible. Incitant &agrave; d&eacute;couper le programme en lots de petite taille, ce m&eacute;canisme d&rsquo;&eacute;valuation permet de mieux suivre son d&eacute;veloppement et de l&rsquo;interrompre plus t&ocirc;t s&rsquo;il appara&icirc;t que le programme n&rsquo;est pas satisfaisant. <br
/> Ce mod&egrave;le a donc de s&eacute;rieux avantages en termes de qualit&eacute;, d&rsquo;&eacute;change entre sp&eacute;cialistes et de gestion des produits. Il est tr&egrave;s motivant. En effet et &agrave; l&rsquo;inverse, ne plus &ecirc;tre invit&eacute; &agrave; participer &agrave; ces r&eacute;unions est v&eacute;cu comme l&rsquo;annonce d&rsquo;un prochain licenciement <span
style="font-family: Wingdings;"><span
style="">L</span></span> . Ce syst&egrave;me n&rsquo;est cependant pas sans d&eacute;faut, Il prend beaucoup de temps et d&rsquo;&eacute;nergie. Et il n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;abri de d&eacute;rives. Le syst&egrave;me de Google se distingue du syst&egrave;me en place dans le monde universitaire sur deux points <span
style="">&nbsp;</span>clefs : d&rsquo;une part, il n&rsquo;est pas anonyme et d&rsquo;autre part, <span
style="">&nbsp;</span>les r&eacute;viseurs, ces experts auxquels on confie l&rsquo;&eacute;valuation des projets, se connaissent, travaillent souvent ensemble. Ce qui pourrait perturber les &eacute;valuations de chacun et emp&ecirc;cher des jugements compl&egrave;tement objectifs et impartiaux. &laquo;&nbsp;</p><p
class="MsoNormal" style="text-align: right;">Article adapté d&#8217;un chapitre de : <em><a
target="_blank" href="http://aysoon.zlio.com/Livres-p3520183-Une-revolution-du-management-Le-modele-Google.html">Une R&eacute;volution du Management : le mod&egrave;le Google</a>, MM2 Editions, 2006.</em></p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://blog.cozic.fr/129-comment-google-parvient-a-obtenir-le-meilleur-de-ses-ingenieurs-grace-au-peer-reviews/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>7</slash:comments> </item> <item><title>De quelles manières 3 personnes dirigent l’empire Google ?</title><link>http://blog.cozic.fr/119-de-quelles-manieres-3-personnes-dirigent-lempire-google</link> <comments>http://blog.cozic.fr/119-de-quelles-manieres-3-personnes-dirigent-lempire-google#comments</comments> <pubDate>Thu, 18 Jan 2007 22:42:12 +0000</pubDate> <dc:creator>Frédéric Cozic</dc:creator> <category><![CDATA[Web]]></category> <category><![CDATA[Google]]></category> <category><![CDATA[management]]></category> <category><![CDATA[moteur de recherche]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://vds1042.sivit.org/aysoon.com/ftp/blog/?p=110</guid> <description><![CDATA[Cet article est un extrait du livre &#171;&#160;Une Révolution du Management : le modèle Google&#160;&#187; écrit par M. Bernard Girard &#171;&#160;L&#8217;empire Google qui capitalise- je vous le rappelle &#8211; pr&#232;s de 160 milliards de dollars a su devenir en 8ans d&#8217;existence un leader mondial des moteurs de recherche sur Internet. N&#233;anmoins et m&#234;me si on [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><em>Cet article est un extrait du livre &laquo;&nbsp;Une Révolution du Management : le modèle Google&nbsp;&raquo; écrit par M. Bernard Girard</em></p><p
class="MsoNormal"><img
width="200" hspace="5" height="79" align="right" src="http://blog.cozic.fr/wp-content/uploads/2007/01/logo_google.gif" alt="" /> &laquo;&nbsp;L&rsquo;empire Google qui capitalise- je vous le rappelle &ndash; pr&egrave;s de 160 milliards de dollars a su devenir en 8ans d&rsquo;existence un leader mondial des moteurs de recherche sur Internet. N&eacute;anmoins et m&ecirc;me si on conna&icirc;t Google essentiellement pour son moteur de recherche, l&rsquo;entreprise fond&eacute;e en 1998 a su construire tout une &eacute;conomie et une profitabilit&eacute; hors pair. A travers son service de gestion d&rsquo;annonces (Adwords) et sa r&eacute;gie de publicit&eacute; (Adsense), la firme de Moutain View a r&eacute;ussi un cr&eacute;&eacute; un mod&egrave;le &eacute;conomique encore unique bas&eacute; sur la gratuit&eacute; et l&rsquo;excellence de son moteur de recherche. En proposant une qualit&eacute; de service toujours meilleure, Google a su fid&eacute;liser les internautes et ainsi cr&eacute;e une &eacute;cosph&egrave;re &agrave; la rentabilit&eacute; hors norme avec la particularit&eacute; de fournir au plus grand nombre de ses utilisateurs un service Gratuit&nbsp;!</p><p
class="MsoNormal">Pour arriver &agrave; ce que l&rsquo;on connait aujourd&rsquo;hui de leur r&eacute;ussite, les deux fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ont d&eacute;stabilis&eacute; toutes les normes de management, de gestion et de direction depuis la cr&eacute;ation de leur entreprise. Ces choix toujours plus inhabituels et tr&egrave;s souvent critiqu&eacute;s ont pourtant fait mouche presque &agrave; chaque fois en prenant de cours les meilleurs analystes &eacute;conomiques. <br
/> Revenons sur les particularit&eacute;s <span
style="">&nbsp;</span>de ce management et tentons de d&eacute;gager comment trois personnes dirigent l&rsquo;empire Google&hellip;</p><p
class="MsoNormal"><img
width="200" hspace="5" height="145" align="left" src="/wp-content/uploads/2006/Eric Schmidt, Larry Page et Sergey Brin.jpg" alt="" />Tout <span
style="">&nbsp;</span>d&rsquo;abord, il est bon de savoir qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas qu&rsquo;une seule personne &agrave; la t&ecirc;te de Google, ni m&ecirc;me Larry Page et Sergey Brin mais bel et bien trois personnes&nbsp;: <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eric_Schmidt" target="_blank">Eric Schmidt</a>, <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Larry_Page" target="_blank">Larry Page</a> et <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sergey_Brin" target="_blank">Sergey Brin</a>. Pourtant, jamais, au grand jamais un sp&eacute;cialiste du management ne leur aurait recommand&eacute; de mettre au sommet de leur organisation une structure tric&eacute;phale tant elles ont mauvaise r&eacute;putation depuis longtemps. Qui ne se souvient du d&eacute;sastre que furent les triumvirats de l&rsquo;Antiquit&eacute; romaine ? C&rsquo;est bien pourtant ce qu&rsquo;ont fait <span
style="">&nbsp;</span>Larry Page et Sergey Brin lorsqu&rsquo;ils ont recrut&eacute; Eric Schmidt, un sp&eacute;cialiste du management, &agrave; la demande de leurs investisseurs. Plut&ocirc;t que de lui donner tous les pouvoirs, de lui confier la gestion et de se r&eacute;server la technologie ou la vision, comme cela se produit dans tant de start-up, ils ont cr&eacute;&eacute; une direction &agrave; trois t&ecirc;tes. Tous les t&eacute;moignages concordent: cette structure fortement contre-indiqu&eacute;e a jou&eacute; &agrave; plusieurs reprises un r&ocirc;le d&eacute;terminant et positif et c&rsquo;est sur ce point assez insolite que j&rsquo;aimerais que l&rsquo;on s&rsquo;attarde un instant. Son efficacit&eacute; paradoxale tient pour beaucoup, sans doute, &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; mettre un frein au d&eacute;veloppement excessif des egos de dirigeants qui ont tr&egrave;s bien r&eacute;ussi. Le narcissisme est l&rsquo;un des d&eacute;fauts mignons des chefs d&rsquo;entreprise, surtout de ceux qui, partis de z&eacute;ro, cr&eacute;ent de v&eacute;ritables empires. On peut imaginer, en revanche, que<span
style="">&nbsp; </span>dans une structure tric&eacute;phale, celui qui est tent&eacute; de se prendre pour Dieu est vite rappel&eacute; &agrave; l&rsquo;ordre par ses coll&egrave;gues&nbsp;!!!</p><p
class="MsoNormal">Cette structure permet &eacute;galement de revenir plus rapidement sur une erreur. Un homme seul &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;une entreprise h&eacute;site toujours &agrave; corriger les d&eacute;cisions qu&rsquo;il a prises m&ecirc;me s&rsquo;il appara&icirc;t qu&rsquo;elles &eacute;taient malheureuses. Il est toujours difficile d&rsquo;avouer que l&rsquo;on s&rsquo;est tromp&eacute;. En diluant les responsabilit&eacute;s (on ne sait jamais qui a vraiment pris la d&eacute;cision contest&eacute;e), le triumvirat facilite les marches arri&egrave;res.</p><p
class="MsoNormal">Autre facteur de taille, cette configuration multiplie les points de vue, les visions et rassure investisseurs et clients qui ont le sentiment d&rsquo;avoir, au sommet de l&rsquo;entreprise, un responsable qui comprend et partage leurs pr&eacute;occupations. Les actionnaires de Google attendent d&rsquo;Eric Schmidt qu&rsquo;il d&eacute;fende leurs int&eacute;r&ecirc;ts, tandis que les utilisateurs mettent leur confiance dans la capacit&eacute; de Larry Page et Sergey Brin &agrave; r&eacute;sister aux pressions des march&eacute;s.</p><p
class="MsoNormal"><img
width="200" hspace="5" height="174" align="right" src="/wp-content/uploads/2006/Eric Schmidt, Larry Page et Sergey Brin2.jpg" alt="" />Enfin, elle modifie les rapports de force au sommet de l&rsquo;entreprise : une direction &agrave; trois t&ecirc;tes r&eacute;siste mieux aux pressions qu&rsquo;un homme seul. En acceptant ce dispositif de contr&ocirc;le mutuel, Larry Page, Sergey Brin et Eric Schmidt se sont lib&eacute;r&eacute;s de celles que les march&eacute;s et les experts exercent sur les directions g&eacute;n&eacute;rales dans la plupart des grandes entreprises. <span
style="">&nbsp;</span>Aussi paradoxal que cela puisse para&icirc;tre, en acceptant de se plier &agrave; ce contr&ocirc;le mutuel, les trois hommes ont gagn&eacute; en libert&eacute; et desserr&eacute; toutes ces contraintes qui brident les dirigeants des entreprises d&rsquo;une certaine taille et les mettent sous le contr&ocirc;le de leurs propri&eacute;taires, collaborateurs et conseillers. Ils ont gagn&eacute; en libert&eacute;&nbsp;! De cette libert&eacute; dont ils avaient besoin pour construire une entreprise qui n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; violer les r&egrave;gles classiques du management&hellip;</p><p
class="MsoNormal">Un tel sc&eacute;nario serait-il r&eacute;utilisable dans un autre cadre&nbsp;? Rien n&rsquo;est moins s&ucirc;r&hellip; En effet, les structures bi ou tric&eacute;phales historiques, les triumvirats de l&rsquo;Antiquit&eacute; avaient &eacute;chou&eacute; parce que con&ccedil;us pour &eacute;viter des guerres de succession. Chacun des acteurs conservait l&rsquo;ambition de devenir num&eacute;ro 1&nbsp;! Celles que l&rsquo;on met en place dans les entreprises modernes, &agrave; l&rsquo;occasion des fusions, rapprochements&#8230; souffrent du m&ecirc;me d&eacute;faut. Il y en a toujours un et souvent deux qui esp&egrave;rent t&ocirc;t ou tard prendre les reines de l&rsquo;entreprise. <span
style="">&nbsp;</span>Si cette structure s&rsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e efficace chez Google, c&rsquo;est qu&rsquo;elle s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute;e dans des conditions tr&egrave;s particuli&egrave;res rarement r&eacute;unies. Tout d&rsquo;abord, la l&eacute;gitimit&eacute; de chacun des trois hommes &agrave; occuper le poste de direction (les deux premiers sont fondateurs de l&rsquo;entreprise, le troisi&egrave;me a dirig&eacute; d&rsquo;autres grandes entreprises auparavant)&nbsp;; ensuite, une culture commune : les trois dirigeants de Google sont ing&eacute;nieurs de formation. Tous trois appr&eacute;cient &eacute;galement la rigueur des raisonnements math&eacute;matiques,<br
/> ont la m&ecirc;me confiance dans la technologie et la m&<br
/> ecirc;me attitude &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;argent (ils sont heureux d&rsquo;en gagner beaucoup et n&rsquo;en ont pas honte, mais ils ne sont pas obs&eacute;d&eacute;s par l&rsquo;id&eacute;e de faire fortune et de toutes fa&ccedil;ons c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; fait&nbsp;! ^_^) ; enfin la r&eacute;partition des r&ocirc;les est bien d&eacute;finie&nbsp;: de par son exp&eacute;rience de manager, Schmidt est plus attentif aux questions de gestion, Brin aux questions &eacute;thiques et Page porte une attention toute particuli&egrave;re &agrave; l&rsquo;organisation sociale de l&rsquo;espace.</p><p
class="MsoNormal">Le cas de Google semble donc bien unique mais c&rsquo;est &eacute;galement aussi surement pour ces m&eacute;thodes qu&rsquo;il a connu tant de r&eacute;ussite tout au long de son &eacute;volution. Math&eacute;maticien de formation, les deux fondateurs sont en tout cas des managers talentueux qui contrairement a beaucoup ne dirigent pas au feeling mais aux chiffres&hellip; &laquo;&nbsp;</p><p
class="MsoNormal"><span
style="text-decoration: underline;">N.B.&nbsp;:</span> <span
style="font-style: italic;">Le sujet de Google est passionnant et me passionne vous l&rsquo;aurez compris&hellip; si des billets de ce genre vous plaisent je pourrais en reparler en abordant d&rsquo;autres aspects comme la culture d&rsquo;entreprise, la politique de recrutement, etc.&hellip; &agrave; vous de me dire&hellip;</span></p><p
class="MsoNormal" style="text-align: right;">Article adapté d&#8217;un chapitre de : <em><a
href="http://aysoon.zlio.com/Livres-p3520183-Une-revolution-du-management-Le-modele-Google.html" target="_blank">Une R&eacute;volution du Management : le mod&egrave;le Google</a>, MM2 Editions, 2006.</em><o:p></o:p></p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://blog.cozic.fr/119-de-quelles-manieres-3-personnes-dirigent-lempire-google/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>11</slash:comments> </item> </channel> </rss><!-- Cached page generated by WP-Super-Cache on 2012-02-05 01:53:06 -->
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