La gestion de son identité numérique passe aussi par celle de son avatar

Trop souvent l’idée d’identité numérique est définie par le contenu qui nous représente, que l’on a publié ou sur lequel on est cité ainsi que par sa présence sur le web en général. Un autre aspect, à ne pas négliger, est à mon sens le côté visuel de son e-identité. Essayons de voir pourquoi et comment la notion d’avatar est de plus en plus au cœur des services et des usages du web.

 

Qu’est ce qu’un avatar ?

Question évidente pour beaucoup peut-être, mais il est parfois bon de redéfinir proprement les concepts de base. Initialement la notion d’avatar vient de la religion hindouiste et d’une représentation d’un dieu. Là on est vraiment à l’origine ! Dans le monde informatique, la notion d’avatar est une représentation graphique d’une personne. Apparue initialement avec les profils dans les forums de discussion sous la forme d’une petite image, elle prend dorénavant plusieurs formes : photo, image, représentation 3D (Second Life par exemple). Il est aisé de faire la comparaison entre un pseudonyme qui masque un nom réel et un avatar qui masque une image réelle.

 

Plus puissant qu’un simple nom/pseudo ?

L’image que l’on donne sur Internet à travers son avatar contribue à améliorer sa présence sur le Web. Cependant l’avatar n’y contribue pas de la même manière qu’en laissant son nom ou son pseudo. En effet, lorsqu’on lit un nom/pseudo sur Internet on ne le retient pas forcément immédiatement et tout seul mais, en général, on lui associe un site, un article ou un service Web à travers lequel ce nom/pseudo est plus aisé à retenir. On fonctionne par association nom/pseudo <-> publication/service. En revanche, un avatar joue sur l’habitude de l’œil à voir toujours et à plusieurs endroits une même image, même représentation de quelqu’un. Sans forcément savoir qui se cache derrière, on s’habitue à cette présence et on la retient. Pour avoir un maximum de visibilité une personne doit néanmoins avoir le même avatar sur tous les services qui le proposent.

 

Un même avatar nécessaire entre les services

Depuis plusieurs mois, on voit une réelle multiplication sur le Web des services proposant d’avoir un avatar. Que cela soit sur des widgets comme Mybloglog, sur les réseaux sociaux, sur les différents comptes que l’on peut ouvrir ici et là et qui n’ont a priori pas ambition à gérer une identité ou encore sur tous les services de messagerie instantanée, cette multiplication implique de nouveaux usages : apprendre à gérer l’image, au sens propre du terme, que l’on véhicule. Il faut pour cela diffuser sur tous ces services et de manière unanime un même avatar. Le jour où l’envie vient de changer d’avatar, il devient dès lors nécessaire de le faire sur tous les services qu’il utilise pour espérer garder sa présence en ligne après que les utilisateurs se soient aperçus du changement et s’y soient habitué.

 

Une centralisation de son avatar ?

Lorsque l’on y réfléchit, on se rend compte que la notion de centralisation d’avatars prend alors tout son sens. En effet, alors que la notion de centralisation de son identité numérique est de plus en plus sujet d’actualité (openID par exemple), on peut aisément imaginer que ce même concept pourrait trouver application dans la gestion de son avatar. Des exemples concrets existent déjà : on peut par exemple parler de gravatar (service utilisé sur ce blog pour proposer l’avatar des personnes qui postent un commentaire). Avec ce service, il devient facile de gérer son identité numérique visuelle à travers un unique service. Lorsque l’on change cet avatar sur ce service, tous les autres sites Internet qui se basent sur gravatar, voient l’avatar en question changer immédiatement.

 

Naissance de nouveaux avatars intelligents

Plus récemment, de nombreux services ont fleuri sur le Web en proposant de créer, d’importer, d’imaginer, de dessiner son propre avatar et cela que ce soit pour une messagerie instantanée ou pour son avatar en général sur le Web. Même si certains ne proposent qu’une simple représentation graphique, statique ou animée, d’autres poussent ce concept encore plus loin en proposant des avatars animés et intelligents. Je parle ici, vous l’aurez peut-être compris, de Skaaz par exemple. Ce service, dont j’avais assisté au lancement la semaine dernière, vous permet de créer un petit bonhomme vous représentant et ayant des facultés d’intelligence artificielle pour converser avec la personne qui s’adresse à lui. Derrière tout le côté réseau social créé autour de ce concept, l’idée fondatrice d’avoir un avatar animé intelligent révolutionne la notion de gestion d’identité numérique visuelle. En effet le concept est alors encore plus complexe qu’une simple représentation mais donne vie à l’image que vous pouvez donner sur le net. Vous trouverez à ce propos une vidéo de Thierry Bézier sur le sujet que je vous invite à consulter.

 

En conclusion

si cette notion est pour beaucoup une évidence et si l’on voit au quotidien évoluer cette idée d’identité virtuelle visuelle, en prenant un peu de recule on se rend compte de l’impact que cela peut avoir sur sa communauté, sur sa visibilité sur le Web mais aussi des enjeux et des difficultés que cela peut être pour la gérer. Avec l’émergence de services nouveaux comme Skaaz, les possibilités s’en voient démultipliées et les difficultés de gestion se compliquent avec. Là où avant il ne s’agit si que de fournir une image, on voit clairement se dessiner un nouvel enjeu : celui de gérer, en plus de ses publications de sa visibilité, l’image concrète que l’on donne sur le Web. Il s’agit là encore un exemple des évolutions de mœurs est d’usage sur le Web.
Par ailleurs si dans la vie réelle la notion d’identité visuelle est prépondérante et implicite, on se rend compte que sur le Web cette notion co
mmence de plus en plus à gagner en
importance et logiquement à se placer en tête de la visibilité qu’on donne.
Enfin comment parler d’une gestion d’identité numérique visuelle sans parler de ceux qui justement restent anonymes : si un certain nombre d’avatars sur le Web ne sont qu’une simple photo de leurs auteurs, beaucoup d’internautes préfèrent choisir comme avatar une représentation graphique, imagée, symbolique ou seulement un dessin et se cacher ainsi d’une certaine manière derrière un masque. On retrouve alors clairement l’idée originale du pseudonyme derrière lequel on se crée une identité virtuelle différente de la réelle.

Qu’en pensez-vous ? Croyez-vous que l’identité numérique visuelle gagne en importance ou n’est qu’un simple reflet de la gestion d’une identité numérique générale ? 

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32 Commentaires (ajouter le vôtre)
  1. Dès que l’on s’enregistre sur un service, il faut un pseudo à l’inverse de l’avatar, non obligatoire. Il demande une effectivement une réflexion bien supérieure.

    Ce qui est intéressant, c’est que le pseudo est important pour se faire retrouver par des gens en dehors d’une communauté. Comme dit Erwan,rien ne vaut le texte pour être référencé, même au sein d’un service fermé :)

    Mais l’avatar permet une reconnaissance au sein de la communauté, reconnaissance au sens propre, le même que « je te reconnais dans la rue par ta tronche, je te salue (ou pas…)

    Je rejoins l’utilisation de multiples identités sur le web et regrette l’uniformisation de google dans la gestion des identités (un compte = ton identité) versus celle de yahoo (un compte = une administration de plusieurs identités). Leurs approches sont très différentes, c’est d’ailleurs passionnant et mériterait un bon billet de blog (Fred, si t’es dans le coin, on peutse le co-blogger celui-ci :)

  2. Merci. En fait, vous n’avez pas tord mais vous passer sous impasse une donnée trés importante : l’histoire. Si le pseudo a été plus façilement « papproprié » par les internaute comparé à l’avatar, c’est surtout une question d’histoire : à l’époque, l’internet n’avait que de petits débits de bande passante et naturellement le texte a dominé puis l’image s’est progressivement installé. Voilà, celà en est la première raison car je devine une autre de vos questions à laquelle j’anticipe par la réponse suivante : l’avatar existait aussi simultanément au pseudo, du moins, pratiquement, et un avatar ne « pesait pas lourd », on pouvait mettre façilement une petite image à coté du pseudo et on peut se demander pourquoi celui-ci n’a pas pris le dessus sur le pseudo dés le début ? La réponse est tout simple : à cet époque, l’usage des identifiants n’avait pas la même importance qu’aujourd’hui. Peu de personne se doutait que notre identité allait un jour prendre la première place du web. Les gens étaient beaucoup plus attaché à leur identité civile que leur identité virtuel qui apparaissait comme « gadget » d’une mode. Si bien que celà explique pourquoi, au début particulièrement, les gens changaient de pseudo assez souvent pour ne pas dire tout les jours. Mais par la suite, « internet » LA REVOLUTION, est apparue évidente même au plus sceptique. Lentement mais finalement rapidement car celà en 5 années, les gens ont pris leur pseudos plus au sérieux. Le pseudo a pris une fonctionnalité nouvelle, non plus celle de se « cacher » et de jouer aux masques des personnalités mais il est devenu une « vitrine » de nous-même façilement exposable aux autres et capable de nous protéger dans notre intimité. C’est se pouvoir d’être à nu et de se montrer aux corps numériques des autres et du monde qui a largement contribué à la généralisation et la popularisation des pseudos. Si bien qu’aujourd’hui, celui-ci est devenu une « seconde identité » pour ne pas dire une nouvelle identité par déviance psychiatrique.
    Ce que l’on dit moins aujourd’hui et dont je me fais le porte-parole (encore une fois) est dramatique, au sens littéral du mot : quoi donc ? Voyez-vous, doucement, la vague de succès des réseaux sociaux veut cacher le fait que notre identité deviens une « valeur marchande » et qu’elle vasevendre à se titre, malgré tout, quoi qu’on en dise. J’en sais suffisamment pour le savoir. Là encore, si vous vous demandez comment est-ce possible, laréponse est simple : c’est que, croyez-vous vraiment que cette identité vous appartient ? Hélas, en l’état, non. (Réflechissez-y bien).
    Bizarrement, c’est par une situation hasardeuse que j’ai pris conscience de celà en 1996. J’ai trouvé cette prise de conscience suffisament alarmante pour orienter dés lors ma vie dans l’élaboration d’une solution à cet avenir insensé. A cet époque donc, quelques rares personnes avaient cette vision d’avenir. Google n’était même pas populaire. Je suis intervenu auprés de quelques personnes ou sociétés très populaires. Ce sujet d’étude n’étaient pas encore de leur préoccupation ( sauf les rares comme Microsoft, Sun, Yahoo justement !) Google quand à lui n’imaginait pas encore son « Googling » en usage et peut-être est-ce le traçage du comportement d’un de ses utilisateurs, « Flam696″ qui lui a incité à inventer ce service. Parce que, diffiçilement prouvable, « Flam696″ est le premier pseudo au monde « stable ». Bref, je m’écarte du sujet.
    Je suis en tout les cas bien plaçer pour discuter des évolutions des pseudos et des avatars car j’y est engagé toute ma vie depuis 1996. Modestement (j’insiste), je me ferais un plaisir d’apporter mon point de vue, je lui préfère le mot: EXPERIENCE.
    (Ce commentaire vous a surpris ? ce lien peut-être plus suite à votre article : http://www.internetactu.net/2007/07/11/microsoft-accepte-detre-clone-pour-mieux-pouvoir-nous-identifier/#comment-630652)
    ;-)

  3. C’est décidé, j’ouvrirais un site en fin mars pour apporter mon témoignage sur le sujet : Nodotname.com (c’était prévu).

  4. - En réponse à Cédric : en fait l’avatar pourrait prendre beaucoup d’importance si internet s’oriente, entre autres pour des raisons de lutte (commerciale) contre la barrière de la langue, vers un monde plus iconique que textuel voisin de Second Life. J’ai lu quelque chose là-dessus dernièrement mais je ne sais plus où. En attendant, effectivement l’avatar a son importance dans un « univers » donné, parfois seulement sur une page donnée, de façon à repérer plus vite les commentaires de untel ou untel. Tout dépend des passerelles rendues techniquement possibles d’une page à une autre, d’une plateforme à une autre, etc.

    - Flam696, votre contribution à ce débat est à la fois alléchante et frustrante. Pour des raisons dont j’ignore les détails, vous nous en dites à la fois trop et trop peu. Je ne veux pas vous inciter à dire plus qu’il n’en faut, mais peut-être pourriez-vous au moins nous aider à prendre conscience de l’idée que notre identité ne nous appartient pas. J’ai besoin d’un coup de main là…

    Pour le reste, d’après ce que j’ai lu vous semblez victime de ce dont on souffert déjà pas mal de « pionniers », d’innovateurs la récupération par un tiers plus puissant ou peu scrupuleux d’une invention, d’un concept, sans en toucher beaucoup les « dividences », ne serait-ce qu’en termes de reconnaissance…

    PS: merci de me tenir informé de l’ouverture effective de votre site svp.

  5. (Merci pour votre tact. Pour une fois qu’on ne juge pas hâtivement une personne – merci encore ;-) ) NB : non, je ne prétends pas avoir la science infuse dans les réponses que je vais apporter. J’ai seulement suivi l’histoire assez tôt pour ne pas avoir rater les stratégies.)

    Erwan, je vais vous prendre un exemple. je viens tout juste de consulter ma messagerie. un éditeur trés connu, concurrent en forte progression de Skype vient de m’envoyer une invitation. Le principe est le suivant : si je parraine des mais au logiciel, je reçois de l’argent de mon « arbre » jusqu’à 200 € !Rendez-vous compte de l’absurdité de certains réseaux sociaux qui touche même le niveau professionnel : VENDEZ vos contacts, vos amis, vous toucherez de l’argent. C’est celà, UN exemple de « valeur marchande » croissante de nos identités. ;-) (j’approfondirais là encore sur mon site prochainement).

    Vous savez, « avatar » et « pseudo » font l’objet de très nombreuses études (dans le plus grand secret, légitimement) et la plupart de nos réseaux sociaux permettent, souvent à notre insu des enjeux du futur, de tester en grandeur nature bien des perspectives, de procéder à des essais, de récolter des informations, de vérifier des convictions, etc.

    Bref, tout celà pour dire qu’en ce qui concerne l’étude de la barrière des langues, celà fait au moins 7ans que l’IETF (« créateur » du web et des noms de domaine) a étudié le sujet très en profondeur. A l’époque, une conclusion en est ressorti : 1) il est impossible de suivre à la trace et de donner un pseudo STABLE aux internautes du monde entier à cause des limites (de l’époque) de la technologie. 2) La barrière du langage a été estimé impossible à surmonter dans l’IDEE d’assurer des « pseudos STABLES ». Par pseudo « stable » il faut comprendre « pseudo propriétaire » à chaque individu, un peu comme les DNS aujourd’hui.
    Je n’étais pas du tout d’accord avec cette expertise de l’IETF dont ma « veille d’information » m’a permis de prendre connaissance. D’ailleurs, je me souviens très bien, par la suite, d’un responsable de sécurité réseau à la Défense (Paris) qui considéra utopiste tout travail dans ce sens. C’était il y a seulement 7 ans en arrière. Voyez comme les mentalités changent vite de nos jours. Que s’est-il passé ? Beaucoup de sociétés ont suivi ces recommandations d’abandon. pourtant, les plus puissantes sociétés d’informatique au monde n’ont pas pour autant suivi celle-ci (Microsoft, Sun, Yahoo et qulelques autres dont je vais vous parler ci-aprés) Pourquoi ? La réponse estsimple : ELLES SAVAIENT QUE L’AVENIR INFORMATIQUE SE JOUER ICI ! Les plus petites entreprises passèrent alors systématiquement à coté d’une formidable opportunité de croissance en anticipant sur ce terrain. Quand aux inventeurs indépendants (les particuliers), si tout au plus il avait imaginé cette croissance d’avenir, n’en parlons pas, il abandonnèrent toute direction dans ce sens. Sauf un petit parisien perdu dans un quartier difiçile de la France parce qu’un concours de circonstances hasardeuses m’ont permis de mettre le doigt sur un détail incroyable que l’on ne mentionne nulle part (et heureusement). C’est NORMAL. Car une des étapes de la conquête des identités numériques doit passer par la CONFIANCE en la technologie et il faut pouvoir préalablement susciter l’intérêt des gens dans des usages inédits. Je crainds de ne pas bien me faire comprendre : si d’aventure de petites entreprises ont innové réçemment en matière de « gestion des identités », les grandes entreprises dont je vous ai cité ont délibérement « couper » le marché, STRATEGIQUEMENT, dés le départ. ce n’est pas de la spéculation, j’insiste. Je peux me permettre de l’affirmer car n’ayant jamais baissé les bras sur le terrain, j’ai continuer d’observer quelques stratégies superbement bien orchestré. la meilleur est celle de Microsoft avec Hotmail, puis MSN puis Passeport.net. Et dire que certains pensent que tout celà est le fruit d’une « évolution naturelle », j’affirme que vous vous méprenez. ;-)

    Par ces précisions à rallonge, je veux en venir au fait que la plupart des questions et « solutions que vous cherchez » ont déjà trouvé leurs réponses. Ce n’est ni de la paranoïa ni de la mythomanie. C’est surtout un talent extra-ordinaire de ces sociétés à pouvoir organiser le changement et construire l’avenir (très tôt !).

    Je viens de répondre au sujet des barrières de la langue. Mais aujourd’hui, ces limitations technologiques « n’existe plus » ! Et c’est tout naturellement que lorsque l’IETF (pour le citer) arrivera avec ces grands sabots, ont trouvera tout celà « normal ». Mais il n’y aura aucun rival à sa hauteur ! non pas à cause de sa force mais par sa stratégie très avant-gardiste de longue date.

    Au Canada, en Amérique et en france, se trouvent certainement les trois plus grande association Loi 1901 permettant ces veilles d’informations et d’études. La france a été la plus habile. Sans se dévoiler dans ce sens, elle avance et finit par rattraper son « retard » en la matière par rapport à d’autres pays. Il faut dire que depuis de longue date, on sait que les « guerres » ne seront plus militaires mais technologique. Et technologique veut dire « dans et par la communication ». L’IETF a « officialisé » l’Internet, une technologie militaire (l’origine du Web), en un outil de fraternité et de paix.
    La question des « pseudos » et des « avatars » est une question ELEMENTAIRE depuis la création de l’internet. D’ailleurs j’aime souvent autour de moi faire prendre conscience que « internet » est synonyme de « pseudo » ! Avez-vous déjà utilisez internet en pensant faire l’impasse d’user d’un pseudo ? ;-)
    Les stratégie de conquête de notre identité est donc entamé depuis fort longtemps et les soucis de « comment gérer sa réputation online » est une pré-occupation tardive.
    Il fallait juste « un peu de temps ». Seulement du temps que la population deviennent « mâture » et prête à s’approprier les concepts. « Concept », c’est le mot. (j’y reviendrais dans un dossier sur mon site, j’ai déjà trop écrit).

  6. Merci pour ces précisions (si je peux me permettre ce petit conseil, tout tact mis à part : surveillez de plus près votre orthographe si vous êtes en quête de crédibilité et de reconnaissance via internet ;-) ). Il demeure que je vois mal en quoi mon identité numérique ne m’appartient pas, ou plutôt qu’elle appartient à un autre que moi.

    Je comprends bien je crois l’idée que certaines firmes tendent à obtenir notre adhésion (et celles de nos relations par notre intermédiaire). Il me semble clair que Microsoft, Yahoo! ou Google, pour ne prendre que ces exemples, vont de plus en plus loin dans ce sens et que la tournure peut paraître de plus en plus inquiétante pour quiconque utilise ces services aujourd’hui. On peut à bon droit se sentir embarqués dans une lente mais implacable stratégie de conquête.

    Je comprends également que l’économie française et de bien d’autres pays semble durablement « out » en la matière, car il faut je crois savoir utiliser une certaine « précocité intuitive » et/ou disposer d’une grande puissance – offrir de nombreux ou précieux services – pour parvenir à capter et fidéliser chacun des utilisateurs que nous sommes. Et ce n’est pas le cas de ces économies.

    Je comprends enfin que pour des raisons de technologie et de langue, plus ou moins en passe d’être résolus, il ne soit pas à ce jour possible de créer des identités stables.

    Mais d’une part, ne sommes-nous pas avant tout pour certaines grosses entreprises des clients plus que des identités, certes plus ou moins pris dans des « nasses » de services, mais dont il demeure encore possible de s’échapper (certes parfois au prix d’un certain inconfort, cf. les utilisateurs de MSN Messenger qui brideraient leurs relations en ligne avec leur réseau en abandonnant le service) ? En tant que clients, n’avons-nous pas la liberté de changer de crèmerie, au pire de nous passer de crèmerie ? Et la stabilité des identités numériques n’est-elle pas précisément le gage d’une plus grande liberté, en nous permettant de nous affranchir de telle ou telle technologie propriétaire ? Je suis peut-être naïf mais j’imagine mal une entreprise atteindre un tel degré de monopole que toute liberté devient exclue. Il demeure c’est vrai le problème de savoir exactement ce qui est fait des données, des traces que l’on leur laisse.

    Nous en sommes encore au tout début de l’aventure d’Internet et des réseaux et, à ce titre, dans une sorte de « wild wild west » où tous les coups demeurent permis ou presque. Je ne suis toutefois pas convaincu que les puissants pionniers tireront à terme tous les fruits qu’ils espèrent tirer de leurs efforts. Je comprends et partage votre inquiétude, mais je suis davantage inquiet pour le court terme, sans foi ni loi ni organisme de régulation suffisamment vaste et puissant, que pour le plus long terme où – je l’espère en tout cas – les choses vont finir par se régulariser. On voit bien, par exemple, que les Américains ne pourront pas durablement gérer seuls les noms de domaines (Icann). Je vois également d’un assez bon oeil tout ce qui se passe dans le domaine de l’Open source. Il demeure que nous devons être très vigilants sur ces questions, car le totalitarisme le plus à craindre désormais à l’échelle mondiale est peut-être davantage celui des entreprises que celui des États…

    Mais j’y pense, nous parlons nous parlons, et nous nous éloignons avec gravité de la question posée : « Croyez-vous que l’identité numérique visuelle gagne en importance ou n’est qu’un simple reflet de la gestion d’une identité numérique générale ? » ;-)

  7. (Merci) Tout à fait d’accord avec vous Erwan. ;-) Pour en revenir au sujet :

    Je pense que l’identité numérique visuelle ne gagne pas en importance mais qu’elle est plutôt un simple reflet de la gestion des identités en générale. D’ailleurs, par « visuelle » on aurait tord de l’assimiler à une image statique (jpeg…) ou basiquement animée (gif, flash…). « Avatar » devient de plus en plus 3D comme le confirme la vague 3D depuis 2006 dans ce domaine. Second Life et MyHome de Sony vont faire de nous des personnages totalement en 3D. Mais la 3D dans ce domaine n’est pas nouvelle puisque l’on connaissait les tchats en 3D où on était qu’une forme géométrique. ;-)
    Avec la généralisation du haut débit partout maintenant (presque) l’intérêt pour la vidéo et le graphisme est en augmentation. Il va y avoir plus de création dans ce sens comme le confirme la correspondance avec 2006 et les déploiements du haut débits en france.
    Mais je pense que les usagers vont s’attacher à des formes simples, genre « logos » et avatar que l’on connait sur nos forums. Car l’animation détourne trop je pense du message écrit qui l’accompagne, à moins évidemment, que l’on soit totalement immergé dans un environnement 3D performant. ;-)

  8. Oui, on peut se demander jusqu’où nous irons dans le domaine de l’avatar. La question des usages est importante, naturellement. Un avatar exigeant trop de manipulations pour être le reflet fidèle de vous-même, de votre humeur du moment, sera peut-être adopté, puis abandonné ou délaissé. Dans des registres voisins, je pense à la fonction de MSN Messenger qui permet de dire si on est « en ligne » ou « au téléphone » et qu’on on ne peut déjà pas mette à jour en permanence ; ou encore au fameux « [untel] is… » à actualiser sur Facebook. Et si notre avatar se montre au contraire trop indépendant dans son comportement, il risque d’être rejeté également ; un avatar n’est pas exactement un « compagnon ».
    Et puis il est aussi possible que l’on finisse par renoncer à l’avatar, ou du moins à l’avatar en tant que substitut de notre véritable image. La maturité aidant, peut-être finira-t-on par trouver ridicule de passer par une image qui est autre chose que notre (vrai) visage ? Mais ça m’étonnerait que ce soit pour tout de suite…

  9. Et bien voilà une réflexion bien pertinente ! C’est vrai que je remarque que certains blogueurs me reconnaissent en soirée grâce à mon avatar qui est toujours le même depuis le début et d’autres grâce à mon pseudo…Garder les deux et qu’ils soient cohérents avec l’image que l’on souhaite transmettre sont deux choses essentielles pour moi. Un avatar dit beaucoup sur la personnalité du blogueur étant donné que c’est la seule fenêtre que l’on a sur sa vie réelle..

  10. Je voudrais avoir une avatar comme mon profil dans le site confidentielle.com.Merçi

  11. Bérambaye Yohomang Valère

    J’avais mon avatar sur la page de ma boîte de réception et du jour au lendemain tout a disparu. Pourquoi? Et on m’affiche les titres des inforamtions et quant à « érire », il n’ya plus plus « La barre de « Correction d’Orthographe » ni « G I et S ».
    Pouvez-vous me les rétablir, SVP?

  12. Очень хорошо написано, мне нравится!

© 2006-2017 Frédéric Cozic  
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